Archives mensuelles : novembre 2014

La transition vers une économie décarbonée; C’est maintenant !

Paris veut mobiliser toutes les forces pour son sommet sur le climat en 2015 et François Hollande part en guerre contre le charbon à la Conférence environnementale.

000153415_5A l’occasion de son discours inaugural de la Conférence environnementale, le président de la République François Hollande a proposé la fin des crédits à l’exportation accordés aux pays en voie de développement sur des projets incluant du charbon, l’ouverture d’une base de données publique sur l’environnement et la démocratie participative sur les projets qui prêtent à discussion. La mobilisation est lancée pour COP 21, le sommet de Paris sur le climat en décembre 2015. Tous les participants à la Conférence environnementale appelés à s’exprimer jeudi 27 novembre au matin ont rappelé l’urgence de la situation.

Tesla Motors : comment la start up de Palo Alto réinvente l’automobile

ENQUÊTE Usine Nouvelle  En s’engageant à 100% dans l’électrique et en misant sur la performance, la start-up de Palo Alto a donné naissance à un constructeur automobile d’un nouveau genre.

000240766_5L’insolent succès boursier de Tesla se poursuit apres la publication de ses résultats trimestriels, le 5 novembre Le constructeur automobile californien semble bien parti pour faire encore frémir les spéculateurs qui parient contre lui. Ceux-ci n’ont guère été à la fête en 2013 : l’entreprise d’Elon Musk – qui dirige aussi SpaceX – a vu son action grimper de 400% depuis mars, portant sa capitalisation à 22 milliards de dollars (près de 16 milliards d’euros). Quatre fois celle de PSA avec moins de 20 000 voitures vendues ! Suite Ici

Tesla Motors: la start up de Palo Alto réinvente l’automobile

ENQUÊTE Usine Nouvelle  En s’engageant à 100% dans l’électrique et en misant sur la performance, la start-up de Palo Alto a donné naissance à un constructeur automobile d’un nouveau genre.

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L’insolent succès boursier de Tesla se poursuit apres la publication de ses résultats trimestriels, le 5 novembre Le constructeur automobile californien semble bien parti pour faire encore frémir les spéculateurs qui parient contre lui. Ceux-ci n’ont guère été à la fête en 2013 : l’entreprise d’Elon Musk – qui dirige aussi SpaceX – a vu son action grimper de 400% depuis mars, portant sa capitalisation à 22 milliards de dollars (près de 16 milliards d’euros). Quatre fois celle de PSA avec moins de 20 000 voitures vendues !

Bulle Mirage Peut-être. Mais derrière l’anomalie boursière pointe un phénomène industriel. Partant d’un postulat 100% électrique, la start-up de Palo Alto a été conduite à réinventer l’auto. Le Français Jérôme Guillen, vice-président chargé des ventes et des services, résume le cheminement de Tesla : « Penser purement électrique et essayer de faire la meilleure voiture qui soit amène à s’affranchir de tout l’héritage du véhicule thermique. »

Première rupture : concevoir et fabriquer soi-même la batterie, élément clé de la voiture. Un choix logique, mais pas évident pour tous. Renault, par exemple, a beau s’être engagé avec force dans le virage électrique, il n’a guère investi dans la batterie et ne maîtrise pas cette technologie essentielle. « Tesla s’est radicalement démarqué des autres constructeurs en décidant d’être intégré dans la batterie », apprécie Rémi Cornubert, associé au cabinet Oliver Wyman. Comme Bolloré avec sa Bluecar, le californien a parié sur une technologie de batterie. Et il remporte la mise : sa Model S affiche une autonomie certifiée (NEDC) allant jusqu’à 502 km !

« Tesla a résolu le problème de l’autonomie », tranche Dan Galves, analyste à la Deutsche Bank. Son secret Il utilise des batteries… d’ordinateur portable. Ces petites batteries au lithium ion, dites de format 18650, sont produites par dizaines de millions pour les appareils nomades. Leur coût défie toute concurrence. Reste que pour propulser une voiture avec ces équipements, il faut en combiner des milliers, jusqu’à 8 000 pour la Model S ! Une gageure alors que la chimie explosive du lithium ion impose une gestion délicate de chaque batterie.

Les spécialistes n’y croyaient pas. Aucun constructeur ne s’y est risqué et le secteur a opté pour de grosses batteries spécifiques, plus chères, moins énergétiques, moins sûres. Tesla, lui, a persisté et mis au point un système matériel et logiciel capable de gérer cette complexité. Et il a codéveloppé avec Panasonic des batteries optimisées. « Tesla dispose d’un système de batterie unique et propriétaire affichant une densité énergétique double et un coût réduit de moitié par rapport aux autres constructeurs », évalue Dan Galves.

CONNECTÉE EN PERMANENCE

Deuxième rupture : miser sur l’intégration verticale. La start-up a eu du mal à convaincre les équipementiers de travailler pour elle. Elle a donc été conduite à faire elle-même de nombreux éléments : fontes, pièces en plastique, câbles, écran tactile, peinture… Et elle en a fait un atout. « Nous avons une agilité sans équivalent, vante Jérôme Guillen, nous pouvons mettre en œuvre des modifications très rapidement. » À ce credo, que ne renierait pas une bonne vieille entreprise du Mittlestand allemand, Tesla ajoute sa touche Silicon Valley : la Model S est connectée en permanence par téléphonie mobile au constructeur, qui peut réaliser à distance des mises à jour logicielle.

Troisième rupture : rendre l’électrique séduisant et partir du haut de gamme. Dès le départ, avec son Roadster, le californien a rejeté tout complexe d’infériorité face au thermique. L’électrique doit être un atout, et non un pis-aller permettant de rouler vert. « On doit être récompensé, et non puni, de conduire électrique », martèle Jérôme Guillen. La technologie électrique est encore coûteuse Raison de plus pour ne pas la brider dans de tristes et poussives voitures qui resteront bien plus onéreuses que leurs sœurs thermiques. « Mieux vaut miser sur la performance et susciter le désir », prône le vice-président chargé des ventes. « Tesla a fabriqué non pas une petite voiture urbaine mais une grosse sportive, futuriste et très high-tech. Tesla positionne l’électrique sur le haut de gamme. C’est un changement complet de paradigme », salue Rémi Cornubert.

Quatrième rupture : réinventer la relation client. Pour vendre ses voitures, le nouvel entrant sait qu’il doit convaincre. Et il ne fait pas confiance aux concessionnaires pour pousser les véhicules électriques. Il s’en passe donc, et vend dans ses magasins (45 à ce jour) aux allures d’Apple Store, qu’il installe en centre-ville et dans les centres commerciaux. Un vrai pavé dans la mare pour le secteur. Les autres constructeurs observent de très près les remous. L’enjeu « Le contact direct avec le client, c’est ça la bataille », pointe Rémi Cornubert.

Tesla est aussi le seul constructeur à utiliser internet. Toutes les commandes de véhicules – réalisées en magasin ou non – passent par le web. Le constructeur contrôle son service après-vente, effectué exclusivement dans ses 50 garages, et s’appuie sur la connectivité de la voiture pour anticiper les pannes. Enfin, il veut rassurer ses clients sur tous les plans. La panne sèche Tesla installe et opère un réseau de chargeurs ultra-rapides gratuit. La revente Tesla garantit la valeur du véhicule après trois ans. La dégradation de la batterie Tesla la garantit pendant huit ans. Tesla ne lâche pas son client d’un pouce.

UNE AUTONOMIE SUPÉRIEURE À 300 KILOMÈTRES

Le californien veut électriser la rentabilité de l’auto. Son modèle de troisième génération, la Gen 3, prévu pour 2016-2017, est annoncée à environ 35 000 dollars avec une autonomie supérieure à 300 km. « Grâce à une chaîne de puissance qui lui reviendra selon nous à environ 10000 dollars par voiture, Tesla peut produire le Gen 3 à un coût similaire à ses rivaux thermiques, du type de la BMW Série 3. Mais les coûts d’usage et de maintenance plus faibles des véhicules électriques peuvent justifier un prix supérieur par rapport à ses rivaux. Permettant ainsi à Tesla de réaliser des marges plus élevées », estime Dan Galves. Et l’analyste de prédire à l’horizon 2020 la vente de 220 000 Tesla (70 000 Model S et X, et 150 000 Gen 3) avec une marge opérationnelle de 20,6%. Deux à trois points de plus que Porsche pour des volumes 50% plus importants ! Une vraie rupture… à confirmer.

Point sur les matières premières, Indices

Au plus bas depuis 4 ans !

Au chapitre des matières premières, les cours de l’or noir poursuivent leur baisse avant l’une des réunions les plus importantes depuis des années pour l’Opep dans le but de trouver un compromis entre ses membres. La seule arme réellement utile de l’organisation pour enrayer la chute des prix du baril est l’abaissement du plafond de production. Néanmoins, ses membres se montrent divisés sur la question entre les partisans d’une réduction de l’offre et les autres comme l’Arabie saoudite, qui préfèrent maintenir les quotas actuels et préserver sa part de marché. Le contexte économique mondial actuel ne favorise  pas le « cartel ». Le ralentissement économique des Etats-Unis et de la Chine pénalise la demande de pétrole alors que l’offre se montre abondante sur le marché grâce notamment au pétrole de schiste des Etats-Unis. Ce matin, le Brent de la Mer du Nord se négocie proche des 76,60 dollars et le WTI s’affiche de son côté autour des 73 dollars.

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Du coté des métaux, les cours continuent leurs chutent. La tendance de fond reste clairement baissière. Les consensus sur l’évolution du cours de l’or par exemple sont orientés à la baisse, le métal se situant sur des niveaux très bas, avec en ligne de mire le niveau des 1 000 $ l’once, un niveau qui n’a pas été atteint depuis 2009. les dernières statistiques plutôt contrastées en provenance des Etats-Unis n’ont pas permis à l’once d’or de retrouver son statut de valeur refuge, notamment en raison de la combinaison d’une absence de pressions inflationnistes à l’échelle mondiale et de la hausse du dollar américain.

Performances des différents indices matières premières Jan2010-Nov2014

Blanc : Matières premières   Orange: Energies   Jaune: Métaux industriels  Vert : Agriculture Rouge : REMX – Métaux stratégiques-Terres rares

Du miel pour l’architecture

REPU_sinosteel_international_plaza_mad130808_4-002Et si la technologie s’inspirait de la nature plutôt que de s’y opposer ? C’est le principe du biomimétisme. Plantes, insectes et animaux déploient des trésors d’ingéniosité pour s’adapter à leur environnement, et nombre de ces idées sont bonnes à prendre. La preuve avec les abeilles et leur habitat.

Les ruches représentent un bon exemple d’utilisation efficiente des matériaux. La structure en alvéoles permet d’obtenir une grande solidité avec peu de cire – un nid d’abeilles est constitué à 95 % de vide – tout en conservant une bonne souplesse. Depuis les années 1980, plusieurs entreprises, notamment le Français Nidaplast, développent des SAUL (Structure Alvéolaire Ultra Légère). Ces assemblages d’alvéoles (en plastique, aluminium ou même en carton) sont recouverts de peaux en résine et de fibre de verre. À la fois légères, résistantes, flexibles et économes en matériaux, elles sont utilisées dans l’industrie, notamment en aéronautique (pour les extrémités des ailes d’avion, par exemple) ou sur les chantiers navals. Les « nids d’abeilles » sont également appelés à la rescousse pour les travaux publics, principalement comme bassins de rétention d’eau et pour le renforcement des sols.

Pour permettre la production de miel et de cire, ainsi que la croissance des larves, les ruches doivent répondre à deux impératifs : laisser passer la lumière et réguler la température. Le salut vient là encore de la structure en alvéoles. Ces dernières permettent un ensoleillement maximal à l’intérieur de la ruche, tout en assurant l’isolation thermique. Certains architectes construisent d’ailleurs des bâtiments sur le modèle des ruches, afin d’accroître leur efficacité énergétique. Le Sinosteel International Plaza, un gratte-ciel en cours de construction à Tianjin (Chine), est conçu sur ce principe et dispose de fenêtres en forme d’alvéoles.

REPU_Application_radar_anticollision-001Du bâtiment à l’automobile, une multitude d’applications

L’univers des reines et des ouvrières regorge d’idées à exploiter. Les yeux des abeilles comprennent 4 500 facettes, qui sont autant de récepteurs indépendants permettant d’avoir une vision panoramique. Le constructeur automobile Nissan s’en est d’ailleurs inspiré pour créer son système anti-collision : utilisant un télémètre laser, il détecte les obstacles à 180 degrés et peut corriger la trajectoire de la voiture en cas de danger. Autre exemple, la résiline, une substance contenue dans les articulations des abeilles. C’est grâce à elle que ces insectes peuvent battre des ailes aussi rapidement. Une équipe de chercheurs australiens est parvenue à synthétiser la résiline en laboratoire. De quoi envisager, à terme, une véritable révolution dans le domaine de la mécanique. Les innovations du futur seraient-elles à l’intérieur de la ruche ?     Source: Socialter

Le premier projet de route photovoltaïque

AThesolaroadUne piste cyclable verte qui génère elle-même de l’électricité : aux Pays-Bas, une portion de route a intégré des panneaux photovoltaïques dans ses dalles de béton et produit de l’énergie verte.

Certains nous prédisent des autoroutes entièrement faites de panneaux solaires. Si le réseau routier 100 % écologique semble encore loin, une initiative néerlandaise fait aujourd’hui parler d’elle : au nord d’Amsterdam, la ville de Krommenie vient d’installer un morceau de piste cyclable intégrant des panneaux solaires. Les modules solaires photovoltaïques, qui forment une portion de route parfaitement empruntable par les cyclistes, délivrent une quantité d’énergie qui peut alimenter jusqu’à trois foyers. Ce projet innovant, baptisé SolaRoad, a cependant un coût : 3 millions d’euros ont été dépensés pour concrétiser le projet, financé en grande partie par les pouvoirs publics.

Une énergie à fort potentiel

SolaRoad a pu voir le jour grâce à la collaboration du secteur privé, public et du monde universitaire. Son fonctionnement est simple : les cellules photovoltaïques – plusieurs panneaux de 2,5 sur 3,5 mètres – sont recouvertes d’une fine couche de verre. Une face non-adhésive et une légère inclinaison aident l’eau à s’écouler en cas de pluie. Cependant, ces panneaux produisent environ 30 % d’énergie de moins que les installations fixées sur les toits car la voie n’est pas parfaitement orientée vers le soleil.

Pour l’institut de recherche néerlandais TNO, à l’origine du concept, il s’agit d’une première étape : l’objectif étant d’équiper de ce système 20 % des 140 000 km de routes des Pays-Bas, explique au Guardian Sten de Wit, qui a participé au projet. De tels panneaux solaires sont capables de résister au poids de certains véhicules comme les tracteurs. Une innovation qui pourrait permettre d’éclairer les rues ou de recharger les voitures électriques.

Ce que les investisseurs doivent savoir à propos du Graphite

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Interview avec Stephen riddle, CEO d´Asbury Carbons.

Attention, le graphite est différent à bien des égards de matériaux plus connus comme les métaux précieux, stratégiques ou de bases, et à ce titre peut s´avérer déroutant pour les investisseurs à naviguer. Avec l´exploration de graphite en plein essor, les prix pourraient baisser…

Suite

Jack Lifton « short list » de Métaux Stratégiques.

Jack Lifton « short list » de Métaux Stratégiques essentiels à nos technologies.

Jack Lifton est l’un des plus éminent spécialiste du secteur, fondateur de la « Technology Metals Research », LLC. Il est également consultant, auteur et conférencier sur les fondamentaux du marché des métaux stratégiques-

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Les métaux Stratégiques et technologiques clés peuvent être répertoriés de nombreuses façons, ils sont listes ici par secteur.

  • Production d´energies, stockage & distribution: Uranium, Zirconium, Hafnium, Uranium, Molybdenum, Cobalt, Nickel, Beryllium, Neodymium, Praseodymium, Dysprosium, Terbium, Scandium, Lithium, Soufre, selenium, tellurium, cadmium
  • Communication: Silicon, germanium, gallium, indium, arsenic, antimony, neodymium, praseodymium, dysprosium
  • Technologies de l´information: Silicon, germanium, gallium, arsenic, antimony, phosphorous, carbon (graphene et graphite)
  • Entertainment/ Jeux Video: Indium, yttrium, europium, terbium
  • Transports: Chrome, manganese, tungsten, molybdenum, yttrium, zirconium, nickel, cobalt
  • Infrastructures: Niobium, Chromium, Manganese, Cobalt, Nickel, Tungsten, Molybdenum, Vanadium
  • Industries Chimiques – Catalyseurs: Platinum, Palladium, Ruthenium, Rhodium, Molybdenum, Silver, Cerium, Lanthanum
  • Santé: Terres rares Lourdes, Platinoïdes, Thallium, Phosphores
  • Defense: Uranium, Tungsten, Molybdenum, Chrome, Nickel, Cobalt, Terres Rares –

 

 

La Chine aurait besoin de plus 1000 Réacteurs nucléaires !

La Chine, qui ne fait rien à petites doses, aura besoin d’environ 1 000 réacteurs nucléaires, 500 000 fermes éoliennes et 50 000 fermes solaires pour lutter contre le changement climatique.

iQNjy.m05sxUL´accord récent entre le président Chinois Mr Xi Jinping et le président Barack Obama exige une transformation écologique et économique radicale. L’engagement du président Chinois de plafonner les émissions de carbone et de compter 20% d´énergies renouvelables d’ici 2030 pourrait nécessiter jusqu´a 2 billion de Dollar.

Cet engagement exigerait que la Chine produise 67 fois plus d’énergie nucléaire qu´en 2014, 30 fois plus d´énergies solaire et 9 fois plus de puissance éolienne: soit l´équivalent de presque l’ensemble de la capacité de production actuel des États-Unis en énergie combustible non fossile. Un programme ambitieux et créateur de richesse pour les entreprises du secteur nucléaire, solaire et éoliennes.

La Chine est au milieu d’une période de transition, et de mutation importante qui appelle à une révolution dans la production et la consommation d’énergie. L´environnement est confronté à une forte pression et le pays se doit de se donner les moyens de produire de l’énergie propre.

L’an dernier, la Chine est déjà devenue le plus grand producteur au monde d´énergie éolienne et solaire. Avec une classe moyenne émergente, la Chine est à la recherche à de changements radicaux dans la façon dont son économie fonctionne.

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