Archives mensuelles : novembre 2015

Les métaux technologiques peuvent-il stimuler l´économie?

Les métaux technologiques peuvent-il stimuler l´économie?

metaux technologiques

metaux technologiques

Il est question ces derniers temps dans les journaux britanniques d´un retour a une lente croissance du secteur manufacturier après des décennies de lentes décrépitudes. Lieu de naissance de la révolution industrielle, la Grande-Bretagne était longtemps spécialisée dans les industries lourdes telles que la métallurgie, la construction navale et l’industrie de textiles. Aujourd’hui l’industrie britannique est très hétérogène, avec une concentration dans les domaines de l’alimentation, la haute technologie, l’aérospatiale, l’électronique et la chimie. Deux des plus grands noms de l’industrie pharmaceutique, GlaxoSmithKline et AstraZeneca, sont basés au Royaume-Uni ainsi que des entreprises aérospatiales telles que Rolls-Royce (constructeur de moteurs d’avion) et BAE Systems. Mais l’espoir pour l’avenir de l’industrie britannique réside plutôt dans les nombreuses petites et moyennes entreprises du secteur de l’innovation et du high-tech. L’exemple le plus typique étant la société Dyson, inventeur du célèbre aspirateur du même nom. Les britanniques sont également devenus les premiers au monde dans le secteur de l´éolien Off Shore avec une capacité totale de 13.000 mégawatts. Cependant, on peut aussi lire que deux usines sidérurgiques, l’une employant plus de 2.000 personnes, ont annoncées leur fermeture (en raison de l’effondrement du prix de l’acier, en partie a cause de la Chine qui exporte à bas prix ses excédents d’acier). Pendant ce temps, le dernier numéro du magazine New Statesman publiait une section spéciale sur l´importance et la nécessité de faire subsister et renouveler son secteur manufacturier.

« Il faut changer notre façon de produire, d’entreprendre, d’innover. »afin de s’emparer les transformations technologiques en cours, déclarait Emmanuel Macron cette semaine lors du lancement du programme des « Nouvelles opportunités économiques » et la création d´un fonds de pension « à la française » pour orienter l’épargne des ménages vers les entreprises innovantes. Le Sunday Telegraph de Londres consacrait une page entière à la façon dont Tesla et Elon Musk challengent les constructeurs automobiles japonais – les constructeurs japonais pariant de leur coté gros sur l’hydrogène comme carburant de l’avenir – contrairement a Musk qui parient sur les batteries comme source d’alimentation. (Coïncidence, je viens de voyager sur le tout nouveau superbe Boeing 787 Dreamliner, lui-même équipé de batteries lithium-ion dans son système d’alimentation).

Dans bon nombre d’esprits, ces métaux technologiques, terres rares sont associes à des problèmes, très peu a des solutions. On oubli souvent qu’ils sont avant tout créateur de croissance et d´emplois; l´alpha et l’oméga d´inépuisables technologies de ruptures actuelles et futurs sensées révolutionner nos économies occidentales. Souvent les nouvelles technologies restent associées par delà la prouesse technique à un sentiment de crainte voir de rejet face au processus de « destruction créatrice » dont elles sont à l’origine, relayé par les incertitudes que peut nous inspirer l’avenir dans un contexte de crise profonde. Si chaque révolution industrielle aussi intense que celle que nous vivons actuellement s’accompagne sur le court terme de son lot de destruction d’emplois, sur la distance, tous les spécialistes s’accordent sur le fait que le numérique créera bien plus de postes qu’il n’en aura détruits. La polémique actuelle sur la réalité des chiffres annoncés, qui fait rejaillir de vieilles peurs, ne doit donc pas nous inciter à initier une compétition entre l’emploi et la technologie a moins de se résigner à voir nos comtés ressembler a d´immenses parcs d´attractions ou fermes agricoles pour touristes chinois et Indiens…

La société et l’économie sont des entités dynamiques, où la création de nouveaux champs d’activités demande du temps. Si le développement de l’industrie des logiciels a commencé en 1979, il aura fallu plus de vingt ans pour consolider ce type d’entreprises. Le e-commerce balbutiant il y a encore quelques années connaît aujourd’hui des taux de croissance fulgurants et entraîne dans sa course de nouveaux métiers comme les services de sécurisation bancaire ou d’intermédiation. Les plateformes collaboratives, les webconférences, l’Internet mobile, mais aussi les réseaux sociaux… ces technologies jugées comme des « gadgets » hier sont devenues les outils de développement d’aujourd’hui et nous obligent à réinventer nos codes, et nos métiers. Depuis 1995 par exemple, le secteur internet serait à l’origine de plus d’un quart des créations nettes d’emploi, selon l’OCDE et en 2010, l’économie numérique a généré un quart de la croissance de l’économie française. En 15 ans, ce sont 700 000 emplois qui ont ainsi été créés. 450 000 de plus le seront d’ici 2015, selon une étude Mc Kinsey & Company.

L´Europe est capable de projets qui ont le potentiel de renverser ce transfert de technologie et de son secteur industriel vers les pays émergeant. Nous l´avons vu avec la Grande Bretagne, l´Allemagne avec le secteur automobile, l’automatisation et les énergies renouvelables, nous le voyons dans l´aéronautique et avons vu l´exemple de ce que pourraient être les possibilités de société australienne Talga, qui a commencé la planification pour traiter du graphite suédoise pour la production de graphène en Allemagne, projet qui a récemment, rejoint le programme de l’Union européenne graphène Flagship 1 doté d´un milliard €. 

Si Elon Musk, réussit avec sa gigafactory, sans métaux technologiques, il montre qu’ il a des idées et qu’il est possible pour les économies occidentales de rétablir la croissance et un secteur manufacturier en exploitant le potentiel des métaux technologiques, tout comme Talga cherche à faire en Allemagne.

Vers un fin du Charbon au Royaume-Uni pour 2025


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Le Royaume-Uni a annoncé son intention de fermer l’ensemble de ses centrales au charbon restantes dans les 10 prochaines années. Selon The Guardian, c´est la première grande puissance a passer a l´acte. Le Royaume-Uni envisage de les remplacer pour la production d’électricité avec des centrales à gaz, énergies renouvelables et centrales nucléaires.

La BBC citant le Secrétaire Energy UK Ambre Rudd explique que « Permettez-moi d’être clair: ce n´est pas l’avenir. Nous devons construire une nouvelle infrastructure d’énergie, adapter pour le 21e siècle « . Beaucoup d´observateurs restent préoccupés par les effets de la dépendance continue du charbon pour la production d’électricité. Keith Burnard, chef de l’Unité Technique à l’Agence internationale de l’énergie, a déclaré que le monde a besoin de réduire drastiquement le pourcentage de l’électricité produite à partir d’énergie au charbon afin d’avoir la meilleure chance de garder le changement climatique sous contrôle.

Le charbon produit actuellement environ 41 pour cent de l’électricité dans le monde, c´est beaucoup trop ! Idéalement, nous devrions descendre à 13 pour cent pour 2050. Les 13 pour cent restant devront être équipés de nouvelles technologies de capture et de stockage du carbone.

Cuivre: Que se passe t il ?

On peut dire que l’humeur, sur le marché du cuivre, est plutôt au vert-de-gris. Le métal industriel a chuté de plus de 5% au cours des deux dernières semaines, et de 17% pour l’instant cette année. Il a même atteint en août son point le plus bas en six ans. Pourtant en examinant ces graphiques sa situation n’est pas aussi catastrophique qu’il y paraît.

La Chine, la raison de la baisse des prix. L’économie chinoise ralentit en même temps qu’elle opère une transition économique et industrielle. En d’autres termes, la Chine s´engage à être moins gourmande en cuivre ce qui inquiète toute la filière. La Chine consomme environ 40% du cuivre utilisé sur Terre et la consommation globale devrait atteindre environ 23 millions de tonnes cette année. Ces derniers temps, ceux qui prédisent une catastrophe pour le cuivre ne manquent pas de nouvelles pour apporter de l’eau à leur moulin.
– Selon le Bureau mondial des statistiques sur les métaux, l’utilisation de cuivre dans le monde a chuté de 2% au cours de la première moitié de l’année. L’utilisation du métal en Chine a reculé de 1,2%.
– Les appareils ménagers représentent plus de 14% de la consommation totale de cuivre en Chine. Les oiseaux de mauvais augure soulignent donc que le marché des climatiseurs n’a progressé que de 5,2% dans le pays en août –le taux le plus faible en 26 mois.
– 10% supplémentaires de la consommation chinoise de cuivre sont liés aux ventes d’automobiles, qui ont chuté de 3,4% en août, avec 1,4 million d’unités seulement. Soit trois mois de déclin consécutifs.

Mais tout n’est pas noir sur le marché mondial du cuivre… Par exemple :
– les surplus du marché sont utilisés. Les données de juin du Groupe d’étude international du cuivre (ICSG) indiquent que le marché était presque à l’équilibre pendant la première moitié de 2015, avec un surplus de 19 000 tonnes.
– Les stocks de cuivres ont diminué dans les entrepôts sous douane du marché des métaux de Londres (LME). Ces stocks étaient récemment de 323 975 tonnes, soit une baisse de 30% depuis la fin du mois d’août.
– Les importations chinoises ont augmenté de plus de 20% en septembre par rapport au mois d’août, atteignant 351 956 tonnes.

Et puis, en ce qui concerne l’économie chinoise… Elle a connu une croissance annuelle de 6,9% au troisième trimestre de cette année. Même si cela dépassait les attentes, il s’agissait du trimestre de croissance le plus lent depuis le début de l’année 2009.

L’état de santé de la Chine est bien meilleur qu’on veut bien le dire
Le Président chinois Xi Jinping a récemment été cité par les médias d’Etat au sujet de la croissance économique. Il n’a pas dit que le pays connaîtrait une croissance de 3%… 4%… ou 5%. Il a affirmé que la croissance économique chinoise ne tomberait pas au-dessous des 6,5% au cours des cinq années à venir. Info ou Intox, la Chine a des milliers de milliards de dollars de réserves étrangères pour l’aider à résoudre ses problèmes. Cependant, même si la croissance chinoise n’était que de 5%, elle utiliserait malgré tout BEAUCOUP plus de cuivre en termes de tonnage. La Chine a dévoré 9,4 millions de tonnes de cuivre l’an dernier, un record. C’est beaucoup, beaucoup plus que les 3 millions de tonnes consommés en 2003.

Taux_de_croissance_annuel_de_la consomation_de_cuivre

consommation annuel chinoise de cuivre

Certes, comme le montre ce graphique, le taux de croissance de la demande chinoise de cuivre va ralentir.

Mais ce marché a connu une croissance très rapide pendant longtemps. Il est donc possible qu’un taux de croissance plus lent ne soit pas si grave. En fait, comme le montre le second graphique, même avec un taux de croissance de la consommation de cuivre en Chine plus lent, la demande totale de cuivre resterait malgré tout très forte.

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Economie de l’offre
Voilà pour la demande. Tournons-nous un peu vers l’offre. Codelco, une entreprise minière chilienne, a annoncé avoir supprimé près de 3 900 emplois. La thèse de Codelco est que les prix vont chuter jusqu’à atteindre deux ou 2,5 $ la livre pour les années qui viennent. L’entreprise a décidé de réduire sa main-d’oeuvre, mais affirme que cela n’aura pas d’impact sur la production !En août, Freeport-McMoRan déclarait souhaiter réduire le nombre de ses employés et de ses sous-traitants de 10%. Freeport étant la plus grande entreprise minière de cuivre cotée en bourse, c’est une grande nouvelle. Freeport a également suspendu ses opérations dans une mine en Arizona et a diminué la production de deux autres mines au Nouveau-Mexique et au Chili… Soit 68 038 tonnes de cuivre en moins chaque année sur le marché. En août toujours, Glencore, la troisième plus grande minière de cuivre de la planète, a décidé de suspendre sa production pendant 18 mois dans ses mines de cuivres de République démocratique du Congo et de Zambie. Glencore, qui est criblée de dettes, affirme que cela fera baisser de 400 000 tonnes les apports de cuivre sur le marché. Soit 2% de l’offre mondiale.

Ces fermetures de mines, sans parler de l’augmentation constante de la demande, ont poussé l’ICSG à prédire que les ressources minières de cuivre allaient être largement inférieures à la demande dès 2017.

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Le cuivre est bon marché
Bien sûr, les prix du cuivre pourraient rester bas. Beaucoup de mauvaises nouvelles sont déjà prises en compte dans le prix… et si l’Histoire est destinée à se répéter, le cuivre n´a peut être pas dit son dernier mot.

source: 

L’Europe face aux défis de la substitution des métaux stratégiques

Global Links

Dans le cadre de son groupe de travail dédié aux métaux stratégiques, le Laboratoire d’idées Global Links réunit le mardi 17 novembre 2015 de 8h30 à 10h30 une session de travail au

Conseil économique et social et environnemental (CESE)
9, place d’Iéna Paris 16ème

Petit-déjeuner conférence

De la recherche à l’industrie :
L’Europe face aux défis de la substitution des métaux stratégiques  

Déroulement :
8h00 à 8h30 :
Accueil et café de bienvenue
8h30 à 9h45 :
Intervention des panélistes et débat avec l’assistance
9h45 à 10h30 :
Café networking
Panélistes :

Pr. Spomenka Kobe
chef du département des Nanomatériaux structurés du Jozef Stefan Institute (Slovénie), ainsi que par Mr. Étienne BOUYEREtienne Bouyer
directeur adjoint du programme Nouvelles Technologie de l’Énergie du Commissariat à l’Énergie Atomique(CEA).

Inscription :conferences@globallinks.fr
(obligatoire, sous réserve de confirmation, nombre de place limité)

Date limite : vendredi 13 novembre à 18h00
En ces temps où la COP21 nous interroge sur les moyens d’accompagner notre transition énergétique, quelles sont les avancées de la recherche en matière de substitution de métaux stratégiques ? Quels sont les retours d’expérience du programme ROMEO quant à la coordination d’une équipe de chercheurs européens ? Comment réinventer les modèles de coopération entre mondes académique et industriel ?

La session se tiendra en anglais et sera l’occasion d’un débat avec l’assistance.

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L’Age d´or de l´industrie solaire

L’Age d´Or de l´industrie solaire
L´age_dore_du_solaireLe soleil se lève… pour les consommateurs et les investisseurs. Si l’industrie solaire a connu des hauts et des bas ces dernières années, elle semble avoir passé un cap. On pourrait même dire que le solaire commence à voir la lumière au bout du tunnel. De plus en plus de centrales solaires sont construites. Le mois dernier, le gouvernement fédéral a autorisé la création d’une centrale de 485 mégawatts dans le désert californien. Elle suffira à satisfaire les besoins en électricité de 180 000 foyers.

La production électrique grâce au solaire atteint son zénith
En juin dernier, les installations électriques solaires américaines ont battu, et de loin, le record de production électrique. Les centrales solaires commerciales – celles dotées d’une capacité de un mégawatt où plus – ont produit 2 765 gigawatts/heure d’électricité. Il n’est pas surprenant que les services électriques s’orientent vers le solaire. Le coût des panneaux photovoltaïques a dégringolé de 150 $/watt en 1970 à 0,60 $/watt aujourd’hui. Diverses raisons expliquent cette baisse radicale. Commençons par nous pencher sur l’une d’entre elles, qui est aussi une autre des raisons pour lesquelles le solaire est en train de passer un cap.

Le prix des matières premières chute
c’est une bonne nouvelle pour le secteur, parce que les matières premières industrielles utilisées pour fabriquer les panneaux solaires, notamment l’argent, le cuivre et le polysilicium et autres métaux rares deviennent moins chers. Le prix de l’once d’argent a chuté de près de 70% par exemple au cours des quatre dernières années. De même, le prix du cuivre a été divisé par deux. Mais ce déclin des prix n’est rien comparé à celui du polysilicium. Son cours s’est tout bonnement effondré, passant de 475 $ par kilogramme en 2008 à moins de 16 $ aujourd’hui ! Et il pourrait encore baisser. 70 000 tonnes de nouvelles capacités de production annuelle deviendront accessibles cette année. 61 000 tonnes supplémentaires viendront s’y ajouter l’an prochain. Le plongeon effectué par le prix des matières premières est une excellente nouvelle pour l’industrie de l’énergie solaire. Cette baisse des prix pourrait entrainer une nette baisse des prix des panneaux solaires, de meilleures marges de profits pour les fabricants, voire même les deux !

Des technologies de plus en plus performantes
Vous avez déjà entendu parler des toitures solaires. Préparez-vous maintenant aux fenêtres photovoltaïques. Des chercheurs de l’Université d’Etat du Michigan ont développé un nouveau type de concentrateur solaire luminescent transparent (TLSC) capable de créer de l’énergie solaire lorsqu’on le place sur une fenêtre. Cette technologie est commercialisée par Oxford Photovoltaïques. L’entreprise a l’intention de mettre au point des vitres colorées et semi-transparentes qui fonctionneront comme des cellules photovoltaïques. Une autre entreprise, Solaria Energía, en Espagne, découpe des cellules photovoltaïques existantes en bandes et les insère, en sandwich, entre deux couches de verre. Les bandes PV absorbent la lumière qui frappe la fenêtre, et la chaleur est transformée en électricité plutôt que de passer à l’intérieur du bâtiment. Ce qui permet du même coût de faire diminuer les coûts liés à la climatisation. Enfin, SolarWindow Technologies utilise une cellule voltaïque transparente qui peut être placée dans une nouvelle construction ou équiper des fenêtres déjà posées.

Mais l’un des changements les plus cruciaux concerne en fait les batteries. Ou plutôt le stockage d’énergie solaire

Mais l’une des technologies les plus disruptive concerne les batteries. Ou plutôt le stockage d’énergie solaire. Telsa Energy construit une usine de production massive dans le Nevada pour construire des batteries lithium-ion permettant de stocker de l’énergie dans les maisons, les entreprises, et même dans les usines.

Si vous réfléchissez à installer des panneaux solaires sur votre propre toit (et que vous vivez aux Etats-Unis), jetez un oeil au Projet Sunroof de Google. Ce nouveau projet utilise Google Maps pour calculer la taille des panneaux solaires que vous auriez besoin d’installer pour couvrir jusqu’à 100% de vos besoins en énergie, en plus de l’argent que vous pourriez économiser, selon les options de financements pour lesquelles vous optez. Le Project Sunroof ne couvre pas encore la totalité du territoire américain, mais vous pouvez vous y inscrire pour obtenir des mises à jour régulières. Source: 

5 informations a retenir sur le Lithium

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Production mondiale de Lithium

Ce qu´il faut savoir sur le Lithium. Les Batteries lithium-ion alimentent tout, des téléphones portables aux ordinateurs portables aux véhicules électriques, ce métal est devenu en quelques années de plus en plus populaire et sa demande en hausse. L´un des faits récent les plus marquant sur ce métal est la construction de l´usine géante de batterie par Tesla Motors ‘(NASDAQ: TSLA) lithium-ion battery gigafactory. Cependant, L´aventure Tesla n´est pas isolée et il serait très réducteur d´identifier le lithium aux seules utilisations de batteries pour véhicules électriques.

Voici 5 Info à retenir sur le lithium

  1. Le Lithium est le métal le plus léger sur le tableau périodique

Le lithium pur est un métal mou, de couleur gris argenté, qui se ternit et s’oxyde très rapidement au contact de l’air et de l’eau, prenant une teinte gris foncé virant rapidement à l’anthracite et au noir. C’est l’élément solide le plus léger. Il est environ moitié moins dense que l’eau. Le métal a également une chaleur spécifique élevée, qui le rend utile dans la production de verres et céramiques résistant à la chaleur, tandis que son potentiel électrochimique le rend utile dans les batteries.

2. Le lithium est que le 33e élément le plus abondant sur Terre. 

Le lithium est bien moins abondant que les alcalins et alcalino-terreux usuels (Na, K, Mg, Ca) même s’il est largement distribué dans la nature. On ne le trouve pas sous sa forme métallique à cause de sa grande réactivité. Il n’existe, en concentration permettant une exploitation économique rentable qu’en très peu d’endroits sur Terre. C’est principalement une impureté des sels d’autres métaux alcalins, sous forme principalement de :

  • Chlorures (LiCl), essentiellement dans les saumures de certains vieux lacs salés continentaux et mélangé à d’autres sels de métaux alcalins, certaines eaux géothermales ou de de champs pétrolifères ;
  • silicates, dont spodumène, LiAl (Si2O6) ou petalite (Li(AlSi4O10)) dans la pegmatite ;
  • l’hectorite, une sorte d’argile de formule Na0, 4Mg2, 7Li0, 3Si4O10 (OH) 2, issue de l’altération de certaines roches volcaniques ;
  • Jadarite, Li Na Si B3O7 (OH) qui est un borate.

La plus grande mine du monde est la mine Greenbushes en Australie mais la plupart de la production de lithium dans le monde provient des salars au Chili et en Argentine. La Bolivie est sensé posséder les plus grandes réserves de lithium de la planète avec un tiers de la ressource mondiale.

  1. Le Lithium n´est pas seulement utilisé dans les batteries

Tandis que récemment le secteur des batteries reçoit une attention toute particulière dans l’espace du lithium – et que le secteur est fortement mis en lumière par le potentiel de la demande. D´autres secteurs continuent de représenter une proportion saine de la demande de lithium. Par exemple en 2012, il a été utilisé (pour 30% de la production) pour réaliser des verres et des céramiques, pour les piles au lithium et des batteries au lithium (22%), pour les graisses lubrifiantes (11%), pour le traitement de l’air (recyclage de l’air dans les sous-marins notamment) (4%) et à des taux moindre pour les matériaux comme la métallurgie (coulée continue : 3%), la production de caoutchoucs et thermoplastiques (3 %), la chimie fine (pharmacie) : 2%, la métallurgie de l’aluminium 2%), la production d’Alliages Al-Li (0,4 %)

  1. Lithium et environnement

L’extraction du lithium a un impact environnemental important. Il faut;

  • pomper la saumure présente dans le sous-sol des lacs salés ;
  • augmenter la concentration de la saumure par évaporation ;
  • purifier et traiter la saumure afin d’obtenir le carbonate de lithium (Li2CO3) pur à 99 % ;
  • effectuer la calcination du carbonate pour obtenir le métal lithium.

Pour pomper la saumure, on a besoin de carburant : puis l’évaporation nécessite de larges espaces de salins ; enfin, la calcination du carbonate de lithium libère du CO2. Recyclage : Le lithium contenu dans les verres et céramiques trop diffus pour être récupéré mais la récupération de celui des batteries se développe.

  1. Les prix du Lithium sont difficiles à trouver

Comme la plupart des métaux critiques, le lithium n’est pas négocié sur une place financière, et les principaux producteurs de lithium ne donnent pas souvent les stat. Pendant longtemps, la plupart du lithium dans le monde a été produit par un oligopole de producteurs souvent désigné comme le «Big 3», qui comprenait Rockwood Lithium (maintenant détenue par Albemarle (NYSE: ALB)), Sociedad Quimica y Minera de Chile (NYSE: SQM) et FMC (NYSE: FMC). Les producteurs en Chine ont attrapé une plus grande part du marché du lithium au cours des dernières années, mais le manque d’information sur les prix a continué.

Le Nucléaire, pas si propre : Polémique

Le Nucléaire, pas si propre : Polémique

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Selon l’étude, les émissions évitées par le nucléaire atteignent aujourd’hui environ 1,5 milliard de tonnes dans le monde, soit un peu moins de 4% des émissions de CO2. (Crédits : REUTERS/Radovan Stoklasa)

Non seulement le nucléaire produit indirectement des gaz à effet de serre sur l’ensemble de son cycle de vie, mais surtout, le gain qu’il apporte par rapport à d’autres sources de production d’électricité diminue avec l’essor des énergies renouvelables, relèvent des ONG. Deux d’entre elles comptent d’ailleurs poursuivre EDF pour publicité mensongère. Le nucléaire a beau tenter de surfer la vague de la COP 21 qui se tiendra à paris en décembre, il n’est pas pour autant la solution miracle pour lutter contre le changement climatique, soutient un rapport présenté mardi 27 octobre par plusieurs organisations non gouvernementales, qui accusent l’industrie nucléaire d’exagérer la contribution de l’atome dans ce domaine. « L’industrie nucléaire surévalue systématiquement le rôle du nucléaire dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) en appliquant un double biais », affirme le document rédigé par le cabinet WISE-Paris et commandé notamment par le Réseau Sortir du nucléaire, le Réseau action climat, France Nature Environnement et Greenpeace. »Le premier est de comptabiliser des émissions nulles ou quasiment nulles pour le nucléaire lui-même. Le second consiste à considérer que le nucléaire vient exclusivement en remplacement de centrales thermiques fossiles (…). Le kilowattheure que vient remplacer le nucléaire apparaît alors plus carboné qu’il ne l’est en réalité », souligne-t-il.

Des émissions quand même

Certes, comme le photovoltaïque et l’éolien, le nucléaire n’émet pas directement de CO2, admet le rapport. Cependant, il en produit indirectement sur l’ensemble de son cycle de vie, notamment lors de l’extraction de l’uranium et sa fabrication en combustible et lors de la construction et du démantèlement des réacteurs. Si ces émissions de GES sont sans doute inférieures à celles des énergies fossiles comme le charbon ou le pétrole, « le gain apporté par la substitution du nucléaire à d’autres productions diminue à mesure que le ‘mix’ électrique hors nucléaire est lui-même de plus en plus ‘décarboné’, sous l’effet de centrales thermiques de plus en plus performantes, et de la montée des énergies renouvelables » ou encore de la maîtrise de la consommation d’électricité, assure le document.

80% de nucléaire dans l’électricité, et seulement 15% de baisse des émissions

Selon l’étude, les émissions évitées par le nucléaire atteignent aujourd’hui environ 1,5 milliard de tonnes dans le monde, soit un peu moins de 4% des émissions de CO2. Et en France, où le nucléaire assure jusqu’à 80% de la production d’électricité, les émissions de GES n’ont baissé que de 15% depuis le déploiement du parc nucléaire et restent quatre fois supérieures au niveau souhaitable, a souligné Yves Marignac, directeur de WISE-Paris, lors d’une conférence de presse. Sans compter les torts le plus souvent mis en avant: les risques d’accidents – amplifiés d’ailleurs par le changement climatique même et les menaces terroristes – ainsi que de la prolifération militaire de l’atome, les problèmes de l’accumulation des déchets voire du démantèlement. Le rapport remet enfin en cause la compétitivité des nouvelles technologies nucléaires, alors que les énergies renouvelables, dont les tarifs ont chuté, peuvent souvent être déployées plus rapidement et à moindre coût.

98% de l’électricité d’EDF produite sans CO2. Vraiment ?

Certaines des associations commanditaires de l’étude ne comptent d’ailleurs pas s’arrêter à la phase de la dénonciation formelle. Le Réseau Sortir du nucléaire et France Nature Environnement ont notamment annoncé leur intention de poursuivre l’électricien français EDF en justice pour ses publicités sur sa production d’électricité décarbonée, qu’ils qualifient de « mensongères ». Le groupe, qui exploite les 19 centrales nucléaires françaises, dit en effet avoir produit 98% de son électricité sans émission de CO2 en 2014 et afficher 17 grammes de CO2 par kWh produit en France, « soit 20 fois moins que la moyenne européenne, qui est d’environ 300 grammes par kWh ». (Avec AFP) source