Notions

Notions – Définitions des métaux

Métaux Mineurs – Métaux critiques

Ces « petits « métaux constituent une palette d’une cinquantaine d’éléments dans laquelle puisent les métallurgistes pour élaborer de nouveaux matériaux. On utilise également l’expression « métaux mineurs » pour les désigner, par opposition aux métaux dits « majeurs » que sont le fer et l’acier, et les autres métaux « de base » comme le cuivre, l’aluminium ou le zinc. Ces expressions, bien que courantes dans les secteurs industriels concernés, ne font pas l’objet d’une définition précise et communément admise ; le périmètre des métaux considérés comme Stratégiques ou mineurs varie selon les spécialistes, et c’est une notion qui varie avec le temps et les évolutions de la production.

D’autres expressions, moins courantes, sont parfois utilisées pour qualifier ces métaux dans leur ensemble (métaux spéciaux, petits métaux, métaux exotiques…), ou par catégories selon leurs domaines d’application (métaux high-tech, métaux verts, métaux aimants…). Bien qu’ils se distinguent les uns des autres par des propriétés et usages bien spécifiques, plusieurs critères communs permettent de caractériser ce groupe de métaux :

  • Leur volume de production est modeste par rapport à celui des métaux « majeurs ». Selon le métal considéré, la consommation mondiale annuelle peut varier de seulement quelques dizaines de tonnes à quelques centaines de milliers de tonnes. Pour les métaux « majeurs », ces consommations se chiffrent en millions de tonnes.
  • Ils ne sont généralement pas extraits des mines en tant que produits principaux, mais comme co-produits ou sous-produits d’un métal majeur (et parfois même comme co-produits de co-produits).
  • Leurs domaines d’application sont généralement très spécialisés, souvent dans les secteurs des hautes technologies.
  • Ces métaux ont généralement une valeur élevée, d’autant qu’ils exigent un haut degré de pureté pour leurs utilisations industrielles.

Jusqu’à peu, on pouvait considérer la catégorie des « métaux mineurs » comme l’ensemble des métaux industriels non côtés sur les marchés. Mais, depuis quelques années, le cobalt et le molybdène, 2 métaux mineurs, sont désormais cotés sur le London Métal Exchange.

Le saviez-vous ?

Sous l’Empire Ottoman, les orfèvres façonnaient des théières incrustées de rubis et d’émeraudes à partir du zinc, un métal alors peu connu et considéré comme très précieux.

De nos jours, le cours du platine dépasse largement celui de l’argent, mais c’était loin d’être le cas au XIXe siècle, au point que les faussaires se servaient du platine pour réaliser de faux lingots d’argent…

relative abundance of the chimical elements in earth's upper continental crust

De la notion de rareté…

Il est important de bien distinguer la rareté géologique d’un métal ou minerai, de la rareté commerciale du produit raffiné. L’exemple des métaux des « terres rares » en est l’illustration parfaite. Si l’on considère leur présence dans la croûte terrestre, ces éléments apparaissent comme relativement abondants (exception faite du prométhium, qui n’existe pas à l’état naturel). En revanche, en raison de leurs propriétés physico-chimiques, ils sont généralement très dispersés dans la roche et leur exploitation demande d’excaver des quantités importantes de minerais. De plus, ils sont souvent présents en mélange et très difficile à séparer, aussi leur raffinage exige des technologies de pointe. Ces « terres rares » doivent leur nom à cette grande difficulté pour les isoler et donc les identifier, qui a conduit à les rendre longtemps indétectables aux instruments des scientifiques. Lors de leur découverte, très tardive dans l’histoire des métaux, les savants ont alors crûs qu’ils faisaient face à des éléments d’une extrême rareté.

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